J’ai lu quelque part une comparaison entre Palo Alto et Florence. Comme la Florence de la Renaissance Italienne, Palo Alto une ville universitaire de réputation mondiale, qui rassemble des intellectuels de haut niveau et des étudiants tries sur le volet, venus de partout. L’université de Stanford est le phare de Silicon Valley. Elle a génèré plus de Prix Nobel que n’importe quelle autre université. Il y a même une «Ecole de Palo Alto» qui est un courant de pensée dans le domaine de la psychiatrie. Voir, par exemple, Wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Ecole_de_Palo-Alto.

Comme à Florence, il y a des gens riches. Ils n’ont pas gagné leur fortune en ramenant des épices ou de la soie de l’Orient. Ici, ce sont l’informatique et l’Internet qui ont permis de créer des fortunes. Les nouveaux «riches» de Silicon Valley sont ceux qui ont bénéficié des succès boursiers de Google, Amazon, eBay, ou il y a plus longtemps, Apple, ou Hewlett Packard.

Les riches marchands de la Florence de la Renaissance Italienne, avaient appris que la plus grande satisfaction une fois fortune faite, est de pouvoir donner. Ils ont servi de mécènes aux artistes.

Ici, on a suivi cette tradition de mécénat. Les heureux bénéficiaires des succès boursiers se permettent de “give back”. To “give back”, c’est rendre ou repayer. On rend à la communauté une partie de la richesse que l’on a eu la chance de gagner par son labeur – et par les succès des introductions en bourse. Ainsi, les entrepreneurs qui ont «réussi» servent de mécènes à la Silicon Valley.

De ce fait, la ville entière de Palo Alto, et les villes aux alentours, bénéficie de cette énergie et cette richesse. L’art et la culture sont présents un peu partout. Dans les galeries, et dans la rue. Il y a des théâtres, des salles de spectacle (souvent en plein air), et des musées.