Le Blog de Clementine

Palo Alto, Silicon Valley, San Francisco

A l’extrême Ouest de San Francisco, au bord du Pacifique, se trouve Ocean Beach. C’est une plage de sable fin de plus d’une vingtaine de kilomètres, qui va de la pointe Nord de la peninsule de San Francisco, jusque a Pacifia, au Sud, en longeant Golden Gate Park, le Richmond District et le Sunset District. A Pacifica, la plage de sable se change en d’immenses rochers semblables à ceux de la pointe du Raz en Bretagne ou des falaises d’Etretat.

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Ocean Beach est le plus souvent dans le brouillard. Mais en Octobre, quand les températures montent et le ciel se dégage, la plage est baignée de soleil. Les couchers de soleil à ce moment-la sont sublimes. C’est un plaisir tellement rare que même les locaux font la visite. Il faudra attendre longtemps avant de pouvoir admirer a nouveau l’horizon sans fin et les magnifiques jeux de couleur quand le soleil plonge a l’horizon pour venir boire l’eau du Pacifique.

Juste après le coucher du soleil, quand le ciel est encore tout rose, la mer prend une couleur argentée a en faire se pamer meme les moins romantiques.

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Quelques courageux mettent les pieds dans l’eau pour aller voir de plus pres. Il y a peu de baigneurs, cependant, car l’eau du Pacifique est glacée. En fait, la plage est réputée dangereuse pour les nageurs à cause de ses eaux froides et ses courants qui se révèlent régulièrement fatals aux surfeurs ou baigneurs imprudents.

Ocean Beach est tres connue pour son surf. Elle attire des surfeurs du monde entier. Protégés par leurs combinaisons hermétiques, et bravant les courants glacés, les surfeurs s’en donnent à coeur joie, car les vagues sont superbes. Même a la nuit tombante, certains s’aventurent dans l’océan pour aller s’amuser avec les dernières vagues.

Plus nombreux, cependant, sont les flâneurs qui viennent regarder le ballet des surfeurs sur leurs planches, au grés des vagues énormes.

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D’autres plus astucieux, ou moins courageux ou plus frileux font la ballade à cheval.

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San Francisco a 800.000 habitants, et 43 collines. La structure géologique unique des environs fait que le sol de l’agglomération de San Francisco est très ondulé.

Twin Peaks (ou les sommets jumeaux) est le nom de deux collines siamoises parmi les collines qui sont parsemées dans la ville. Ces deux collines s’élèvent à 280 mètres.

Il est très rare que les sommets de Twin Peaks ne soient pas dans le brouillard, mais en Octobre – la plus belle saison pour visiter San Francisco – il y a quelques journées ou le temps est dégagé. Les photos ci-dessous ont été prises depuis le sommet de l’une des deux collines de Twin Peaks.


Vue vers le Nord- L’entrée de la baie juste a l’Est du Golden Gate Bridge.

A gauche de la photo, dans la baie, on aperçoit l’Ile d’Alcatraz, célèbre pour sa prison.

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Vue vers le Nord-Est. Quartier d’affaires de San Francisco

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Ci-dessus, vue vers le Nord. La Baie de San Francisco, pres du Golden Gate Bridge, et de l’acces vers le Pacifique.

Ci dessous, vue vers l’Est. La baie interne.

On apercoit dans la Baie quelques bateaux de commerce qui se dirigent vers les ports. On voit aussi les grande grues blanches qui servent a decharger les bateaux.

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Vue vers l’Est – La Baie intérieure de San Francisco

Une autre vue des gros bateaux de transports commerciaux qui viennent livrer leurs marchandises dans les ports de la Baie.

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Ci-dessous, Vue vers le Sud-Est – La ville et les collines. De l’autre cote de la baie Oakland et les villes de East Bay, le groupement d’aglomerations a l’Est de la Baie.

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Il est trop difficile de parler de la beauté complexe d’un coucher de soleil sur l’océan. Trop de poète ont écrit de très belles choses pour que j’ose essayer de décrire les émotions ou les rêves qu’évoque un coucher de soleil.

J’ai donc fait appel à José Maria de Heredia pour accompagner quelques photos d’un coucher de soleil sur l’océan Pacifique, prises juste au Nord de Bodega Bay, devant la crique du petit village de Jenner (121 habitants).

SOLEIL COUCHANT

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Les ajoncs éclatants, parure du granit,
Dorent l’âpre sommet que le couchant allume;
Au loin, brillante encor par sa barre d’écume,
La mer sans fin commence où la terre finit.

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A mes pieds, c’est la nuit, le silence. Le nid
Se tait, l’homme est rentré sous le chaume qui fume;
Seul, l’Angélus du soir, ébranlé dans la brume,
A la vaste rumeur de l’Océan s’unit.

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Alors, comme du fond d’un abîme, des traînes,
Des landes, des ravins, montent des voix lointaines
De pâtres attardés ramenant le bétail.

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L’horizon tout entier s’enveloppe dans l’ombre,
El le soleil mourant, sur un ciel riche et sombre,
Ferme les branches d’or de son rouge éventail.

José Maria de HEREDIA

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Bodega Bay est une toute petite ville de 500 ou 600 habitants. Elle est situee sur la cote de l’ocean Pacifique, a environ 70 kilometres au Nord de San Francisco, et 30 kilometres a l’ouest de Santa Rosa.

Pour situer Bodega Bay sur une carte, CLIQUER ICI

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Bodega Bay fut decouverte en 1775 par l’explorateur espagnol Juan Francisco de la Bodega y Quadra, qui lui donna son nom. Mais, sans doute ce qui a rendu la ville celebre aujourd’hui est le fait que c’est la  qu’a ete tourne, en 1962, le film Les Oiseaux, de Alfred Hitchcock.

Les oiseaux dans la region sont magnifiques. On y voit, par exemple, des mouettes, des pelicans, des aigrettes.

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Bien moins frequentee que les villes de la vallee du vin, elle est donc beaucoup plus calme. La region tout autour de Bodega Bay offre les plaisirs de la cote, des plages immenses, des rochers superbes. L’eau est tres froide. De ce fait, il y a peu de baigneurs. Ce sont des conditions parfaites pour creer une atmosphere de calme. On peut explorer la cote sans crainte de la circulation ou de la surpopulation.

Bodega Bay est situee a l’embouchure de la Russian River. La riviere s’etale, et meandre longuement avant de se jeter dans l’ocean. Le nom de Russian River vient du fait qu’en 1811 des trappeurs russes se sont etablis dans la Baie de Bodega, et ont explore la riviere et la vallee aux alentours. A cette epoque, la Russie avait des activites commerciales sur la cote de ce qui est maintenant la Californie. Bodega resta un port actif jusque vers les annees 1870.

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Les eaux de la Russian River sont tellement calmes que l’on peut faire du canoe. La riviere fournit l’eau potable a un bon nombre de villes des alentours, dans le comte de Sonoma.

Mais le nom Russian River est surtout bien connu des amateurs de vin. La Russian River est situee dans la celebre Wine Country ou region du vin au nord de San Francisco. Avant de se jeter dans l’ocean Pacifique, la Russian River est bordee de vignobles qui produisent des excellents vins, connus sous l’appellation Russian River. En particulier, les chardonnays et les pinots noirs de la region de Russian River sont tres connus, tres apprecies, et ont gagne de nombreuses medailles dans  des concours agricoles.

Pour plus de photos et d’information sur la region de la Russian River, CLIQUER ICI.

Menlo Park est une petite ville de 30,000 habitants située entre Palo Alto et Atherton. Très semblable à Palo Alto, elle abrite des habitations privées, des magasins, boutiques. Menlo Park est le siège de plusieurs sociétés d’investissement et de capital risque (les sociétés de « Venture Capital »), situées en particulier sur la fameuse Sand Hill Road. Il y a aussi des quartiers plus industrialisés, ou l’on trouve de nombreuses sociétés d’informatique, comme Sun Microsystems.

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La rue principale de Menlo Park est Santa Cruz Avenue. Santa Cruz Avenue est bordée d’arbres. L’avenue a des chaussées séparées, avec une petite allée centrale, aussi plantée d’arbres. La nuit, les troncs des arbres sont illuminés, avec des guirlandes comme celles que l’on utilise pour décorer les arbres de Noël. Cela donne un air de fête à la ville 365 jours par an.

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De chaque coté de la rue, il y a des boutiques. Par exemple, des magasins de vêtements ou des marchands de tapis. Une quincaillerie, quelques banques, des restaurants et des cafés.

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Même si elle est large, et bien achalandée de commerces, d’une façon générale, Santa Cruz avenue est calme. On peut déjeuner ou dîner dehors sans être envahi par les bruits de la circulation. C’est un endroit idéal pour aller prendre le brunch du dimanche matin.

Le « brunch » (combinaison des mots “breakfastâ€? et “lunchâ€?) est un repas léger que l’on prend vers 10 ou 11 heures, et qui remplace le petit-déjeuner et le déjeuner. Cela permet de se lever tard, et de profiter des belles heures ensoleillees du dimanche apres-midi, sans passer trop de temps à faire la cuisine.

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C’est agréable de pouvoir s’asseoir à la terrasse d’un restaurant, et de prendre son brunch dehors, dans la fraîcheur de la matinée, avant que le soleil de midi ne tape trop fort, ou ne fasse les ombres trop rares.

L’architecture d’ensemble du Stanford Shopping Center a été très bien conçue. Au lieu d’un plan en couloir ou en croix que l’on voit utilisé dans la plupart des centres commerciaux, ici l’ensemble des bâtiments est organisé pour former un petit village, avec sa rue principale et ses rues latérales. Cela donne au cadre un aspect naturel et déstructuré.

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Les petits immeubles qui abritent les magasins sont organisés le long de rues qui serpentent librement. Les nombreuses rues secondaires créent un réseau de voies parallèles ou perpendiculaires à la voie principale. Ces voies prennent souvent une courbe harmonieuse qui donne de la variété. Une allée buttera sur une petite place ou un recoin de verdure.

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Les allées sont larges et aérées pour permettre la circulation des visiteurs sur les cotés. Au milieu des allées, il y a souvent des éléments décoratifs, par exemple une fontaine, ou bien des bancs.

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La forme et l’agencement irrégulier des allées permettent non seulement d’éviter l’effet de couloir, mais aussi de protéger du vent et des courants d’air. La Silicon Valley est assez ventilée. Diminuer les effets du vent pour que la promenade soit agréable et que tous les magasins soient visités a dû être un élément important dans le dessin du plan du centre commercial.

L’allée principale, par exemple, est en forme de point d’interrogation. De ce fait, elle est protégée des vents d’ouest et nord-ouest qui sont les plus fréquents et qui apportent l’air froid du Pacifique et de l’Alaska.

A cause de ce plan en labyrinthe qui protège des courants d’air et des bourrasques, il fait en général très bon même plein hiver. C’est très agréable de s’asseoir au soleil sur les nombreux bancs installés çà et là. En général, un café n’est pas loin. On peut consommer son café en plein air sans craindre le vent.

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Palo Alto a plusieurs centres commerciaux. Celui qui est le plus vaste, le plus agréable, et de loin le plus célèbre, est le Stanford Shopping Center.

L’entrée principale du centre est tournée vers l’Est et vers la ville de Palo Alto, qui est juste en face, de l’autre coté de la route.

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Dans la plupart des villers, il pleut souvent, ou il fait froid en hiver ou trop chaud en été. On ne veut pas que la neige, le vent ou les intempéries ne découragent les visites. Par conséquent, les centres commerciaux sont bâtis à l’intérieur de grands hangars. Ici, au contraire, la Californie autour de Palo Alto est dotée d’un climat très clément qui permet de se promener dehors tout au long de l’année. De ce fait, le centre commercial de Stanford est bâti à ciel ouvert, et bénéficie de cette architecture.

Tous les magasins ouvrent vers l’extérieur, et sont dotés de larges fenêtres qui font rentrer le soleil et la lumière naturelle. Il y a de très larges couloirs d’accès qui sont bâtis en labyrinthe, pour protéger les piétons du vent. L’espace entre les magasins est aussi abrité par de larges auvents, qui protegent de la pluie si nécessaire.

Ces larges allées sont abondamment fleuries, et décorées d’arbres dont certains ont plus de 60 ans. Ci-dessous, une de ces allées où l’on a construit une fontaine et des petits murets pour que les visiteurs puissent s’asseoir en regardant l’eau couler.

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L’ouverture vers l’extérieur permet aussi des décorations très créatives, et parfois un peu outrées ou folles. Par exemple, la porte de ce magasin est entièrement faite de petits miroirs qui reflètent le soleil.

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Le Stanford Shopping Center a été conçu en 1954, et fut ouvert au public pour la première fois en octobre 1956, donc il y aura bientôt 50 ans. Il contient à l’heure actuelle plus de 140 magasins; ce qui correspond à une surface totale d’environ 130,000 mètres carrés.

Le terrain sur lequel est bâti le centre commercial de Stanford appartient en fait à l’ Université de Stanford, et doit son nom au propriétaire originel du terrain, M. Leland Stanford (1824-1893).

M. Stanford était un homme d’affaire très riche qui, comme Aristote Onassis, avait fait sa fortune dans les transports. Dans son cas c’était les chemins de fer. M. Stanford s’intéressait aussi à la politique, et fut à un moment de sa carrière le gouverneur de la Californie.

M. Stanford fit une donation très généreuse ($1 milliard, en dollars d’aujourd’hui) qui permit de créer l’Université de Stanford. En plus de la donation en argent, il a aussi legué un immense terrain (36 kilomètres carrés) pour que l’on puisse construire les amphithéâtres, salles de cours, et bibliothèques, ainsi que les logements pour étudiants et les maisons pour les professeurs. Cette donation fut assortie d’une condition: que l’Université n’ait pas le droit de revendre ce terrain.

De ce fait, l’université de Stanford loue donc le terrain sur lequel est bâti le centre commercial à la société qui possède les murs (locaux commerciaux) du Stanford Shopping Center. C’est une source de revenu importante pour l’Université. J’ai lu quelque part que l’Université retire de cette location un loyer égal à 25% des revenus du Centre Commercial. ensons-y chaque fois que nous allons acheter une paire de chaussettes chez Bloomingdale’s. Une partie du prix de ces chaussettes contribue à financer l’éducation de nos futurs médecins, dirigeants de sociétés, ou prix Nobel :-).

Il n’y a pas que de la nourriture au Marché des Fermiers. Il y a aussi beaucoup de fleurs. Le climat de la région est très doux et temperé, donc les fleurs y poussent bien.

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Ces fleurs roses sont une variété d’amaryllis. Elles sont beaucoup plus fines et sveltes que les amaryllis rouges ou blanches que l’on voit souvent aux alentour de Noël. Elles poussent dans les jardins, ou meme à l’etat sauvage, et fleurissent en plein été.

En ce moment, c’est la saison du tournesol. Il y avait des brassées de tournesol un peu partout au Farmers Market.

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Un fleuriste avait des tournesols qui semblaient jouer avec le soleil. Le tournesol est une fleur tellement attachante. Elle ressemble à un soleil, et a l’air de vous sourire.

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Plus loin, une fleuriste papotait avec animation avec chacun des clients. Elle était très sympathique et avait l’air très heureuse de vivre.

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Plus loin, un autre marchand avait une camionnette pleine de toutes sortes de fleurs. Il y en avait de toutes les couleurs, de quoi satisfaire tous les goûts.

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Mais ce n’est pas tout. En plus des fruits et légumes, des pâtisseries, des petits fromages, et des fleurs des champs avoisinants, il y a une autre distraction au Marché des Fermiers. C’est la musique.

Il y a toujours des musiciens qui viennent jouer, pour le plus grand plaisir des gens venus faire leurs emplettes. Souvent, ce sont des musiciens amateurs, qui ont un autre métier pendant la semaine, mais qui prennent plaisir à faire du spectacle. D’autres sont des musiciens professionnels qui font les mariages et les réceptions.

Ils jouent de toutes sortes d’instruments. De la guitare. Du violon. De la harpe. Parfois, il y a des chanteurs. Chaque semaine, c’est un nouveau groupe de musiciens.

Ils viennent pour le plaisir de faire de la musique ou d’avoir un public. Ils espèrent aussi trouver des engagements, et du travail. Ils apportent leurs cartes de visite, pour s’assurer qu’on se souviendra d’eux.

Souvent ces musiciens apportent leurs nouveaux CD. Beaucoup de gens achètent leurs disques. Un peu pour les aider à survivre. Un peu parce que c’est de la musique agréable, et peu diffusée.

Ce samedi, il y avait un groupe de 4 musiciens, violonistes et guitaristes. Ils jouaient des chansons connues d’Eric Clapton.

Une dame dansait au son de la musique avec son petit garçon.

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Tout autour d’eux, les gens étaient assis par terre, sur la chaussée, et écoutaient la musique.

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Pas très loin, un des étals vendait des crêpes. Elles étaient cuites sur place, sur des grandes plaques en métal. Puis, le marchand les farcissait comme on voit le faire en France. Les gens achetaient des crêpes, et s’installaient par terre sur le trottoir, pour les manger en écoutant la musique.

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Puis, une fois les emplettes finies, chacun rentre chez soi. On repart comme on est venu. A pied, en voiture, ou… à bicyclette.

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Les vélos sont trés communs dans les rues de Palo Alto, et dans les villes du voisinage. Le terrain est plat. On ne pollue pas. On économise sur les frais d’essence. Et ça fait du bien pour les jambes.

Pendant la belle saison, Palo Alto et la plupart des villes des alentours organisent un Farmers Market ou Marché des Fermiers. Les agriculteurs de la région viennent y vendre leurs produits tout fraîchement cueillis.

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Tous les samedis, entre mai et décembre, le Farmers Market ou Marché des Fermiers s’installe au centre de Palo Alto, derrière le Bureau de Poste Principal.

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La totalité du marché ne fait pas plus de 200 à 300 metres carrrés. Il y a peu de place. On bloque les rues aux alentours pour réserver les voies aux piétons et aux poètes.

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Le Farmers Market a beaucoup de succès car les produits sont en général délicieux et ont beaucoup de goût. Il y a beaucoup de monde.

Certains en font une sortie familiale. Comme si on allait au musée. Cela permet de donner aux enfants une autre vue de la nourriture; leurs montrer que les aubergines ne poussent pas au supermarché ou que le tournesol est une fleur, et pas seulement une bouteille d’huile. Il y a toujours quelque chose de nouveau à leur faire découvrir.

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Même les tous petits sont de la fête. Certains viennent dans leur véhicule personnel.l1000287.jpg

D’autres suivent à pied. Si besoin est, un de leurs parents les portera sur ses épaules.l1000278.jpg

Il y a une ambiance familiale très sympathique. Il n’est pas rare de rencontrer des gens que l’on connaît, et c’est une bonne occasion pour papoter loin des pressions de la vie de travail.

J’ai lu quelque part une comparaison entre Palo Alto et Florence. Comme la Florence de la Renaissance Italienne, Palo Alto une ville universitaire de réputation mondiale, qui rassemble des intellectuels de haut niveau et des étudiants tries sur le volet, venus de partout. L’université de Stanford est le phare de Silicon Valley. Elle a génèré plus de Prix Nobel que n’importe quelle autre université. Il y a même une «Ecole de Palo Alto» qui est un courant de pensée dans le domaine de la psychiatrie. Voir, par exemple, Wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Ecole_de_Palo-Alto.

Comme à Florence, il y a des gens riches. Ils n’ont pas gagné leur fortune en ramenant des épices ou de la soie de l’Orient. Ici, ce sont l’informatique et l’Internet qui ont permis de créer des fortunes. Les nouveaux «riches» de Silicon Valley sont ceux qui ont bénéficié des succès boursiers de Google, Amazon, eBay, ou il y a plus longtemps, Apple, ou Hewlett Packard.

Les riches marchands de la Florence de la Renaissance Italienne, avaient appris que la plus grande satisfaction une fois fortune faite, est de pouvoir donner. Ils ont servi de mécènes aux artistes.

Ici, on a suivi cette tradition de mécénat. Les heureux bénéficiaires des succès boursiers se permettent de “give back”. To “give back”, c’est rendre ou repayer. On rend à la communauté une partie de la richesse que l’on a eu la chance de gagner par son labeur – et par les succès des introductions en bourse. Ainsi, les entrepreneurs qui ont «réussi» servent de mécènes à la Silicon Valley.

De ce fait, la ville entière de Palo Alto, et les villes aux alentours, bénéficie de cette énergie et cette richesse. L’art et la culture sont présents un peu partout. Dans les galeries, et dans la rue. Il y a des théâtres, des salles de spectacle (souvent en plein air), et des musées.