Le Blog de Clementine

Palo Alto, Silicon Valley, San Francisco

Les gelées de Janvier ont fait beaucoup de mal à la nature. Les jardins commencent à se fleurir tout doucement. La végétation a plusieurs semaines de retard par rapport aux autres années.

L’année dernière, à la même époque, quelques roses s’apprêtaient à éclore. Cette année, les bourgeons des rosiers font a peine quelques millimètres.

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Les crocus ont quand même décidé qu’il était temps de lancer un défi au gel. Ils sont sortis danser dans les jardins, en grande fanfare, avec leurs beaux uniformes violets pour célébrer Mardi Gras. Tant pis si le gel revient faire un tour par ici avant de partir pour sa tournée dans l’hémisphère sud.

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Une jonquille au cou très long, comme celui d’une girafe, les regarde de haut.

En attendant que les rosiers ne fleurissent, les camélias se couvrent de belles fleurs.
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Un petit camélia blanc a fait une belle fleur qui a un air d’enfant sage avec sa collerette immaculée.

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Un autre camélia, qui doit avoir plus de 60 ans, et qui fait plus de deux mètres de haut, s’est couvert de belles fleurs roses. Il y en a une centaine ou deux. Chaque fleur dure quelques jours, puis tombe par terre. D’autres bourgeons s’ouvrent, et ainsi de suite.

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Les arbustes de camélias continueront à produire au moins jusqu’à la fin Avril, lorsque les roses prendront le relais.

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Coupa Café est situé sur Ramona Street a Palo Alto. C’est un des deux meilleurs endroits ou boire un bon café a Palo Alto. L’autre est Caffe del Doge, sur University Avenue. Coupa est opéré par une société de Caracas, au Venezuela. Les propriétaires du Caffe de Doge sont a Venise, Italie.

Coupa Café a sa propre marque de café. Il y a plusieurs mélanges. Tous sont faits avec des grains qui ont poussé au Venezuela. La boutique offre des expressos, cappuccinos, lattes, et tout un assortiment de boissons chaudes ou froides a base de café.

En plus, Coupa vend des excellents chocolats faits avec du cacao qui vient aussi du Venezuela.

On peut aussi manger des spécialités vénézuéliennes avec son petit déjeuner, comme par exemple les “arepas’ qui sont des petites pochettes de pâte remplies avec des mélanges salés ou sucrés, comme par exemple des œufs brouillés, du jambon et des champignons hachés.

La boutique offre aussi tout un assortiment de croissants, pains au chocolat, chaussons aux pommes, tartes aux fruits, et pâtisseries dignes des meilleures pâtisseries de Paris.

Coupa Café offre aussi le plaisir des yeux, en plus du plaisir du palais. Coupa est situé dans un des immeubles anciens de Palo Alto, sur Ramona Street.

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La photo ci-dessus montre la devanture du café. La photo ci-dessous montre un détail d’un balcon qui est situé au dessus de la boutique.

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Pour quelques photos supplémentaires de Coupa, voir le site de Coupa Café, www.coupacafe.com.

L’interieur de la boutique est très agréable. L’ambiance est accueillante. Les murs sont peints de couleurs chaudes. Un fond de musique classique ajoute a l’ambiance d’un salon feutre et confortable. On s’y sent très bien.

Beaucoup de gens vont a Coupa pour prendre le café avec des amis ou des collègues. Les entrepreneurs qui essaient de lancer leurs start-ups y viennent pour rencontrer des investisseurs potentiels. Les étudiants de Stanford y viennent pour revoir leurs cours, et travailler sur leurs dissertations.

Comme la boutique offre accès gratuit a l’Internet, on peut passer toute la journée a Coupa Café sans se sentir isolée du reste du monde. Si on est pressé, bien sur, on peut commander son café pour emporter, “to go” (en anglais) dans un gobelet en carton, que l’on emmenera au bureau, pour siroter lentement en travaillant.

Pour d’autres photos d’immeubles dans Ramona Street, a Palo Alto, voir mon billet sur Ramona Street publié en Septembre 2006.

Le Centre Commercial Stanford Shopping Center, dont j’ai déjà parlé, est en plein air. [Pour relire les autres articles sur Stanford, cliquer dans la colonne du milieu de ce blog, dans la partie Categories, sur “Stanford”].

Son plan a été concu pour former comme un village avec des rues. Comme tout village, il a son coin consacré à l’alimentation. Sa Place du Marché, en quelque sorte.

Une allée permet de quitter la partie boutiques de mode pour rejoindre cette Place du Marché ou se trouvent, par exemple, un boucher, un marchand de fruits et légumes, et un traiteur. Pour effectuer une transition harmonieuse et progressive entre les boutiques de mode et les services d’alimentation, et séparer les deux types de magasins, cette allée ne comporte des magasins que sur un coté. On passe graduellement des boutiques aux magasins d’alimentation. D’abord un marchand de journaux, puis un fleuriste, enfin un marchand de glaces, juste avant d’arriver au restaurant et au traiteur.

Sur l’autre façade de cette allée, il y a un très long mur sans magasins ni fenêtres. On y a créé un decor fictif, comme au theatre.

Sur cet immense mur, John Pugh, un artiste, a peint en 1989 un “mural” (je ne connais pas la traduction en français). C’est une très grande peinture murale de 55 mètres de long, et 20 ou 25 mètres de haut. Ce mural est censé representer une scène de la vie à Paris au XVIIIe siècle.

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Un mural est une peinture qui est faite directement sur le béton, sur la façade d’un immeuble, pour décorer un mur nu. En France, on utilisait cette même technique il y a 30 ou 50 dans pour les publicités. On peignait des publicités sur les cotes des immeubles. C’était avant que Jean Claude Decaux ne crée les abribus.

Peut-être est-ce en hommage à ces vieilles publicités, que l’artiste a reproduit sur son mural la publicité légendaire et bien connue “Dubo, du bon, Dubonnet… ” Mais l’aperitif Dubonnet était-il en vente déjà au XVIIIe siècle. Laissons à l’artiste John Hugh le soin de vérifier ses sources historiques.

Tout au bout, à droite de la photo, on voit des caddies de supermarché. Ceux-ci sont réels. Ils ne sont pas peints. C’est parce qu’ils sont utilisés dans les boutiques l’alimentation qui sont sur la Place du Marche au bout de l’allée.

Et bien sur, les gens empruntent l’allée ou se trouve ce mural. Le petit chien a un petit impermeable adorable.
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Au centre du mural, on voit un nom de rue. C’est la “rue du Chat qui pêche”.

Le nom de cette rue est très célèbre. Il y a en effet, à Paris une “rue du Chat qui pêche” dans le Ve arrondissement. Elle part du n°9 quai Saint-Michel et se termine à hauteur du n°12 de la rue de la Huchette. Elle a une longueur de 29 mètres. C’est la rue la plus étroite de la capitale, avec une largeur minimale de 1,80 mètres.

Selon certains, la rue du Chat qui pêche doit son nom insolite à une curieuse légende qui remonterait au XVIe siècle.

En 1540, la rue débouchait alors directement sur le lit de la Seine. D’abord rue des Étuves puis du Renard, ou encore rue des Bouticles, ou rue Neuve des Lavandières elle reçut ensuite son nom actuel.

A cette époque, un chanoine nommé Dom Perlet se livrait ici à l’alchimie en compagnie d’un chat noir habile à extraire d’un coup de patte les poissons de la Seine qui coulait à proximité.

Trois étudiants, certains que l’ecclésiastique et le chat ne faisaient qu’un – et qu’il était le diable, en fait – guettèrent le pauvre matou, le tuèrent et le jetèrent dans le fleuve.

L’alchimiste disparut… pour reparaître un peu plus tard : il était parti en voyage !

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Quant au chat, il pêchait de nouveau paisiblement au bord de l’eau.

Les étudiants, arrêtés, furent pendus au gibet de Montfaucon à la suite d’une dénonciation. Et personne ne fut capable d’expliquer la résurrection du matou: l’affaire sentait le soufre.

Ainsi, la rue devint dès lors rue du Chat qui pêche.

John Pugh, sur son mural, n’a pas oublié de peindre le celèbre chat : -)

Palo Alto est dotée d’un cinéma comme on en trouve rarement ailleurs. Ce cinéma s’appelle le Stanford Theater. Il est situé à 221 University Avenue.

Le Stanford Theater fut construit en 1925. Comme toutes les salles de spectacle de cette époque, il est immense. Aussi grand, ou plus grand que les théâtres principaux de bien des villes.

Pendant des années, il fut le plus grand cinéma de Palo Alto. C’était là que passaient tous les grands films très courus du moment. C’etait là, aussi, que les familles se retrouvaient en fin de semaine.  Puis, comme dans toutes les villes, on commença à remplacer les cinémas à salle unique et a écran géant par des “multiplexes” – des hangars avec plusieurs salles, et des écrans quatre ou dix fois plus petits que les grands écrans d’entant. C’était plus rentable pour les distributeurs de films.

Ces multiplexes sont au cinéma ce que les supermarchés sont a l’épicier de la place du village. On y trouve de la grande série, fade et sans goût. Des films génériques, qui se ressemblent souvent, et qui sont calibres pour plaire au plus grand nombre.

Avec l’exode des foules vers les multiplexes, le Stanford Theater de Palo Alto perdit les films a grand budget et les nouveautés de Hollywood. Le cinéma aurait sans doute été voué à la démolition s’il n’avait été sauvé par la Fondation Packard, dont le nom vient de David Packard, un des fondateurs de la société Hewlett Packard. Cette Fondation est une œuvre caritative financée entièrement ou presque par la famille Packard qui a beaucoup gagne d’argent avec les actions de la société d’ordinateurs et d’imprimantes Hewlett Packard.

La Fondation Packard racheta le Stanford Theater en 1987, et l’a restauré a son état initial. Le cinéma, ainsi restaure, est splendide. La photo ci-dessous montre l’intérieur du cinéma.

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La restauration du Stanford Theater est un ouvrage qui continue. Chaque année, pendant l’été, le cinéma est ferme pour quelques jours, le temps de rafraîchir quelque aspect qui a besoin d’attention. Par exemple, récemment, on a restauré le plafond. C’est une composition incroyablement complexe de couleurs riches, profondes et chaudes qui s’entrelacent pour former des motifs géométriques. Un peu semblable a ce que l’on voit dans la photo ci-dessus, au-dessus du grand rideau.

Pour faire honneur a son histoire, le cinéma est, en fait, devenu un musée vivant du cinéma. C’est un musée car on y trouve principalement le passé. Mais il est vivant, car les films ne sont pas “sous cloche”.

Ils sont projetés sur l’écran géant du cinéma, à leur dimension d’origine. Ils n’ont pas été rabotés pour accommoder la taille d’un écran de télévision.

Le programme des séances change tous les jours, ou tous les deux jours. Le plus souvent, la salle est pleine. Dans tous les cas, l’audience est attentive. On vient au Stanford Theater pour le plaisir. C’est qu’on y passe des films uniques et de qualité dans un cadre exceptionnel.

La très grande majorité des films est en noir et blanc, et date des débuts du cinéma jusqu’à la fin des années 50 – début des années 60.  Mais ce qui est vraiment spécial, ce sont les films muets. C’est un vrai régal. Les films muets sont accompagnés par de la musique jouée sur l’orgue Wurlitzer du cinéma, lui aussi restaure dans sa splendeur d’origine.

Le Stanford Theater est une vraie salle de spectacle, avec une acoustique unique. Donc, le son du Wurlitzer se répercute sur toutes les surfaces de la salle; et l’orgue geint ou gronde à ravir.

Les organistes, tous des volontaires, viennent jouer de la musique aussi proche que possible de celle que l’on aurait pu entendre en 1915 ou 1925, quand le film était en vedette dans les cinémas de l’époque. Ils ont souvent fait beaucoup de recherche pour retrouver les partitions d’origine. Ci-dessous, on voit l’organiste à l’oeuvre. Il est en train de jouer avant le lever du rideau, ou a l’entr’acte.

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Après le lever du rideau, l’orgue disparaît dans la fosse d’orchestre, et l’organiste continue à jouer pendant tout le film. Les performances sont superbes, très fouillées, et très detaillées, pour coller parfaitement au scénario.  Elles sont aussi  très impressionnantes – de vraies performances physiques. Un marathaon, en quelque sorte.  Chaque organiste joue sans s’arrêter pendant la durée entière d’un film, quelquefois, plus de deux heures de file.

Le Stanford Theater vaut le déplacement. C’est un des très rares cinémas des Etats-Unis ou les films classiques représentent la totalité des programmes. De plus, la Fondation Packard, qui continue à gérer le théâtre s’efforce d’obtenir des copies de films qui sont de très grande qualité. Elles viennent très souvent des archives du cinéma qui sont dans un centre spécialisé, établi dans la région de Hollywood.

Dans plusieurs parcs de Palo Alto on a dédié une partie de l’espace public à des jardins communaux ou communautaires (“Community Garden”). Créés en 1970, ces jardins avaient pour but d’inciter à faire de la culture “bioâ€?, comme dans l’ancien temps, avant que les engrais chimiques ne soient utilisés. On voulait montrer comment on peut se passer d’engrais chimiques et neanmoins faire pousser de belles plantes saines.

Ces jardins sont pour les jardiniers amateurs. Pour l’équivalent de 4 euros par an, on peut louer trois mètres carrés de bonne terre sur une parcelle bien exposée au soleil. On peut y cultiver ce que l’on veut, des tomates, des petits pois, ou même des capucines. La seule condition est que la culture soit “bio”.

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Le Edith Johnson Garden est situé dans Johnson Park, 200 Waverly Street, à quelques centaines de mètres de University Avenue et du centre d’affaire et de commerce de Palo Alto.

Quelques autres jardins communautaires sont parsemés dans la ville. Le plus grand est près de la bibliothèque dans Newell Park (1313 Newell Street) et fait plus de 5.000 mètres carrés. Les autres jardins communautaires sont Eleanor Pardee Garden (1201 Channing Avenue), Palo Alto Garden (1154 Palo Alto Avenue).

Les jardiniers du dimanche qui cultivent leur petite parcelle dans un jardin communal beneficient de l’aide de la ville. Par exemple, ils peuvent recevoir du compost, des graines ou des plants gratuits. Ils peuvent aussi consulter des jardiniers professionnels de la ville sur les methodes de jardinage.

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Pour servir de modeles aux jardiniers amateurs, on a aussi cree des jardins de demonstration. Par example, on y montre coment faire pousser des plantes qui sont a la fois decoratives et comestibles. En d’autres termes, comment cultiver un jardin d’agrement et de decoration, tout en faisant pousser des produits comestibles que l’on peut utiliser pour se nourrir.

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Un autre jardin de démonstration s’est consacré à la culture de plantes locales, ou de plantes d’origine méditerranéenne – puisque les climats sont semblables – qui ne requièrent que peu d’eau en été. Les plantes ont été choisies parmi celles qu’aiment les oiseaux, papillons et autres insectes utiles au développement des cultures, et qui les attirent. Une autre façon de faire travailler la nature, beneficier de la flore et la faune, tout en se passant d’engrais chimiques.

Le Grand Prix de la décoration pour cette année va à une propriété située au coin d’une rue de Atherton.

La couleur traditionnelle de Halloween est orange, une corrélation très certaine avec la couleur des citrouilles. Qui est venu d’abord. La couleur orange est-elle venue des feuilles l’automne et la citrouille a suivi car sa couleur s’accomodait bien a la fabrication des decors? Ou bien est-ce la citrouille orange qui sert à créer les jack-o-lanterns qui a donné à Halloween son theme orange? Je ne sais.

Quoi qu’il en soit, fidèle aux traditions de Halloween, le propriétaire de cette maison a tendu une immense toile orange sur le grand portail d’entrée de sa propriété. Ce portail fait sept à huit mètres de large. Sur cette toile de fond de circonstance, il a étalé d’immenses araignées noires de deux mètres d’envergure chacune. Il a même dessiné avec de la ficelle blanche et noire les mailles de leurs toiles.

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Mais ce n’est pas tout….

Il a créé tout un décor de château hanté, très élaboré, digne des meilleurs films d’horreur de Hollywood. Voici une vue d’ensemble de son décor de carton-pâte.

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Sur le coté, d’énormes araignées orange et noir, aux longues pattes velues complètent la vision d’épouvante. Elles ont tendu leurs toiles sur un poteau indicateur qui pointe vers l’entrée de la demeure hantée. Les trois panneaux indiquent “Happy Hauntings Hotel” “Vacancies” “Help Wanted”. Autrement dit “Hotel des Hantises Heureuses” “Chambres a Louer” “Emplois a remplir”.

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A droite, dans une immense bulle de 2 mètres de diamètre, de la neige souffle en permanence sur le cimetière hanté et désolé.

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De chaque coté de la porte sont disposés des fantômes. Ce sont des squelettes de grandeur nature, drapés de longues toges blanches, le costume traditionnel des fantômes quand ils se promènent a minuit. Le tissu très fin qui joue avec les rayons du soleil laisse voir les os du fantôme.

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Tous les personnages sont grandeur nature. Ce fantôme mesure un metre quatre vingts.

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A gauche, un sorcier s’est caché dans un arbre, aux prises avec une enorme araignée.

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De chaque coté de l’allée, pendus a d’autres arbres, deux fantômes claquent des os en ricanant. Le corps de l’un est totalement transparent et laisse passer le soleil.

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L’autre porte un chapeau haut-de-forme, un habit et un masque. Il fait une enorme grimace, et on l’entend presque ricaner, heureux de nous avoir fait peur.

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Plus loin, un petit apprenti sorcier tout habillé de noir s’agrippe à un poteau télégraphique, prêt à grimper à la poursuite d’un fuyard.

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Même la boîte aux lettres participe au drame. Elle déborde de membres déchiquetés de cadavres tout frais. Sur son sommet, une gargouille fait la grimace.

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On a accroché une énorme chaîne à l’un des lampadaires du portail pour faire comme si le pont-levis du château était baissé. Ici c’est une tête de mort qui surveille l’entrée du château, majordome narquois mais poli.

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En dessous, une chauve-souris s’est prise dans les maillons de la chaîne. Elle grimace de douleur, et s’apprête à attaquer celui qui s’approchera de trop près.

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Enfin, à gauche du grand portail, deux petits mannequins grandeur nature représentent des enfants venus rendre visite.

On dirait que ces deux petits, dans leurs costumes de circonstances, sont venus taper a la porte pour faire peur aux habitants et crier le « trick or treat ! » de rigueur. Ils attendent sagement qu’on leur ouvre le grand portail grincant du château hanté.

Mais, ils semblent être les victimes de leur propre jeu. Plantés sur le coté, ce sont eux qui ont l’air d’avoir le plus peur.

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Mardi soir, le 31 octobre, pour le grand bal des fantômes de la nuit de Halloween, qu’y aura t’il de plus pour nous faire peur ou nous faire sourire?

Tous les moyens sont bons pour ramener sa citrouille du marché.

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Une fois arrivé à bon port, si on est doué pour la sculpture, on découpe des yeux et une bouche, et l’on creuse l’intérieur de la citrouille pour en faire une lanterne. C’est ce qu’on appelle la “jack-o-lanternâ€?.

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Le thème de Halloween est le retour des morts, puisque c’est la veille de la Toussaint et du Jour des Morts. Mais on laisse de côté le macabre, et l’on célèbre la mort sans la craindre. Le thème principal est donc la visite des fantômes, et par inférence, la rencontre avec quelqu’un « qui fait peur ».

On trouve souvent le symbole du chateau de la Belle au Bois Dormant, abandonné, avec des d’araignees et leurs toiles.

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Certains planteront dans leur jardin un immense fantôme, plus grand que nature.

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D’autres décoreront leur porte d’entrée d’un squelette. Celui-ce a l’air de bien s’amuser. Mais peut-etre qu’il ricanne.

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Il y a souvent de l’humour dans les décorations. Par exemple, quelqu’un a fait grimper une petite sorcière à une colonne qui supporte le toit de sa maison.

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Ceux qui ont plus d’imagination et sont plus créatifs vont décorer leur devant de porte avec « quelque chose qui fait peur », qui n’est pas tout simplement le squelette ou le fantôme de rigueur. Ici, on a campé un épouvantail contre le poteau qui supporte la boîte aux lettres.

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Ce sont quand même les enfants qui prennent Halloween le plus au sérieux. Ils préparent leurs costumes longtemps à l’avance. Le vrai costume de Halloween, dans la tradition du retour des fantômes, doit être un costume “qui fait peurâ€?.

Déguisés en fantôme, en sorcière, (ou pour ceux qui n’ont rien compris a la tradition, en Superman ou en Princesse) les enfants vont rendre visite aux maisons du quartier pour aller faire peur aux voisins.

Dès qu’ils arrivent ils crient de leurs voix terribles “trick or treatâ€?, c’est-à-dire, “tu nous donnes des bonbons, ou l’on te joue un tourâ€?. Les gens préparent donc à l’avance des sacs de bonbons, des gâteaux, ou même des petits jouets pour accueillir les petits visiteurs le soir du 30 Octobre, au moment du retour des fantômes (symbole de Halloween).

Ici, on a aligné des sacs de bonbons sur le portail, pour que les petits se servent.

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Certains décorent l’entrée de leur propriété de façon à inviter les enfants à venir chercher une friandise. Le panneau, sur la photo, indique “stop hereâ€? ou “arretez-vous ici”. Les visiteurs sont les bienvenus.

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Ceux qui sont pris au dépourvu sont la victime d’un “trickâ€? ou un mauvais tour. Rien de méchant. Le plus commun des mauvais tours, c’est de décorer tous les arbres et buissons du jardin de la victime avec des guirlandes faites de papier hygiénique très fin. Essayez ensuite d’enlever ce film de cellulose qui s’est agrippé aux feuilles, et s’est incrusté dans les branches de vos arbres! Il faut des heures. Alors, on s’assure, longtemps a l’avance, que l’on aura sa provision de bonbons pour les petits diables du voisinage.

Et les adultes? Dans les bureaux, ou les magasins, – du moins là où on a encore un peu de sens de l’humour – les employés se déguisent, et portent leur déguisement toute la journée. Souvent on organise un concours du meilleur costume. L’an dernier, une des caissieres du supermarché s’était déguisée en Madame de Pompadour, avec perruque poudree, grands jupons, et des bijoux, colliers et bracelets clinquants en abondance.

Avec une population d’environ 415,000 habitants, Oakland est la troisième ville de la baie de San Francisco, après San Francisco et San José. Oakland est située à l’Est de San Francisco, et au sud-ouest de Berkeley, le siège de la célèbre université. Le pont “Bay Bridgeâ€? joint Oakland à San Francisco.

La ville commença à prospérer à l’époque de la ruée vers l’or de 1848. Elle grandit grâce à l’arrivée du chemin de fer, et devint un centre ferroviaire important dans les années 1870.

Située à l’intérieur de la baie de San Francisco, Oakland n’était pas prédestinée à être un port de commerce international. L’estuaire de la Sacramento River à cet endroit n’était pas assez profond. Pas plus de 60 cm de profondeur à marée basse.

Mais sa position à l’embouchure de la Sacramento River était cruciale pour le commerce maritime desservant l’intérieur de la Californie. En 1852, on commença à creuser le long de la baie pour créer un port et des quais. Puis, on créa un chenal vers l’ocean, ce qui permit à Oakland de devenir un port de mer en 1874.

En 1921 une autre série de grands travaux permit l’extension du chenal à 10 mètres de profondeur et 250 mètres de large. Ce chenal donna au port de Oakland la capacité de recevoir de gros bateaux de transport maritime internationaux, qui pouvaient passer sous le Golden Gate Bridge et penétrer dans la baie jusqu’à Oakland.

Mais c’est à partir de 1971 que le port s’est vraiment développé grace à une grève qui paralysa le port concurrent de San Francisco pendant plus de 100 jours. Les companies de transport maritimes redirigèrent leur flottes vers le port de Oakland pour le déchargement des bateaux, et abandonnèrent San Francisco pour n’y plus revenir. De nos jours, une très grande partie des activités portuaires de San Francisco vient des bateaux de croisières; il y a peu de trafic commercial.

Grace à cet apport de trafic commercial et à l’essor de l’utilisation des conteneurs qui nécessite des grues spéciales dont Oakland s’est equipée, Oakland a continué à prosperer. C’est maintenant le quatrième port des États-Unis, après Long Beach (Californie), Los Angeles (Californie) et Newark (New Jersey) de par son trafic de conteneurs.

Malheureusement, la présence du port crée beaucoup de criminalité, et donne à la ville une mauvaise réputation à cause de son taux de criminalité. C’est donc un endroit peu fréquenté des touristes.

Pourtant, le Rotunda Building, par exemple, vaut une visite. Depuis 1989, l’immeuble est classé comme Monument Historique, et est donc protégé. C’est un des plus beaux immeubles de la ville. Situé en plein centre, tout près de sa mairie (City Hall), l’immeuble fut bâti en 1912, d’après les dessins de l’architecte Charles Dickey. L’immeuble fut restauré de fond en combles en 2000.

L’immeuble ressemble beaucoup à l’immeuble des Galeries Lafayette de Paris. D’ailleurs, à l’origine, c’était aussi un grand magasin. C’est seulement après sa restauration qu’il est devenu un immeuble à usage mixte, bureaux, restaurants et commerces.

Comme l’immeuble des Galeries Lafayette, il a une immense rotonde de verre qui éclaire l’intérieur des galeries. La rotonde est ovale, et s’élève à près de 40 mètres de haut. Elle a une superficie de 400 mètres carrés.

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L’immeuble a 6 étages de galeries et un sous-sol. Tous les étages sont reliés par des ascenseurs, mais aussi par de grands escaliers magistraux.

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Le travail de restauration a été superbe. Par exemple on peut admirer le détail de l’architecture et des colonnes très ornées.

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Halloween est une fête qui se déroule dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre. Son nom actuel est une altération de All Hallow’s Eve, qui signifie littéralement : “la veille de la fête des tous saints”, c’est-à-dire la veille de la fête catholique de la Toussaint.

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Ci-dessus, les citrouilles en vente sur le parking du supermarche Whole Foods de Palo Alto.

La fête de Halloween prend sa source dans une lointaine fête celtique : il y a 2000 ans, les Celtes fêtaient, pendant trois jours, le changement d’année – appelé Samonios en Gaule, Samhain en Irlande – aux environs du 1er novembre. L’Irlande ayant été évangélisée très tardivement au VIe siècle, c’est le pays où la fête de Samhain a subsisté le plus longtemps. Cette célébration fut importée aux Etats-unis par les immigrants catholiques irlandais.

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Ci-dessus, au premier plan des plantes qui ressemblent a des petites lanternes.

La tradition veut que les enfants se déguisent avec des costumes qui font peur et aillent sonner aux portes en demandant des bonbons en disant Trick or treat (Des friandises ou un mauvais tour).

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Ci-dessus, une dame peint les bras d’une petite fille pour qu’elle “fasse peur”

Le symbole deHalloween est la citrouille, remplacée quelques fois par un potiron. On la découpe pour y dessiner, en creux, un visage, puis on place une bougie en son centre.

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Depuis la fin septembre, les “pumpkinsâ€? (citrouilles) sont en vente un peu partout, dans les supermarchés, et même dans des étals improvises sur un coin de parking ou un bout de terrain près d’une voie publique. C’est que le commerce de la citrouille a ce moment de l’année est très important. Les gens achètent les citrouilles pour décorer les magasins, les maisons et les bureaux.

En général, ils prennent des énormes citrouilles, qu’ils entassent devant l’entrée principale. Ou bien, ils découpent des visages pour en faire des lanternes.

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Ci-dessus, des plantes oranges, en forme de lanterne.  On croirait qu’elles ont ete inventees juste pour celebrer la saison de Halloween.

Ils décorent aussi l’intérieur des maisons ou des bureaux, avec des plus petites courges, citrouilles ou potirons, de la taille d’une balle de tennis ou d’un ballon de football. On en met sur les bureaux, sur les buffets, devant la cheminée, etc.

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Pourquoi parler de New York dans un blog sur la région de San Francisco? C’est que New York est à peu près à mi-chemin entre Paris et San Francisco. C’est donc une escale fréquente des vols vers la Californie.

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Ci-dessus, Aeroport J.F. Kennedy, New York.

New York est à 4.800 kilomètres de San Francisco. Cela représente plus 3 fuseaux horaires. En avion, le vol New York – San Francisco dure environ 6 heures 30. Presque autant que le vol New York – Paris, qui dure environ 7 heures 30. Il n’est donc pas ne surprenant qu’il y ait un contraste considérable entre la cote Est et la cote Ouest des Etats-Unis. En fait, New York est beaucoup plus semblable à Paris, qu’à San Francisco.

Si elle est une grande métropole chic et qui crée les modes, New York a aussi une dimension humaine très sympathique. C’est une des rares villes que je connaisse où l’on puisse se nourrir correctement dans la rue, avec des produits frais et sains (et pas seulement des glaces ou autres sucreries).

Un peu partout, il y a des petits marchands de rue qui vendent de quoi manger. On installe un étal dans la rue, et l’on vend, a un dollar pièce des bananes ou des pommes faciles à consommer en marchant, pendant l’heure du déjeuner, en faisant les vitrines.

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Ci dessus, les petits marchands des rues.

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Ci-dessus, un etal de fleuriste. Et si le coeur vous en dit, on peut aussi acheter des brassées de fleurs dans la rue. Bien sûr, comme dans toutes les grandes villes, les rues sont très embouteillées. Mais elles sont tellement larges que l’atmosphère est moins lourde et étouffante.

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Ci-dessus, la Sixieme Avenue au petit matin.

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Ci-dessus, la circulation sur la Septieme Avenue.

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Ci-dessus, la celebre Broadway Avenue de New York. C’est la que sont installes les theatres les plus celebres ou l’on lance les revues celebres, comme Cats, Rent, The Producers, etc.