Le Blog de Clementine

Palo Alto, Silicon Valley, San Francisco

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A la même époque où Lemos construisait 520 et 533 Ramona Street, des architectes locaux célèbres Birge Clark, William Weeks et d’autres, ajoutèrent d’autres immeubles de style espagnol colonial.

Par exemple, en 1928, Clark conçut l’immeuble de cinq étages qui est au coin de Hamilton et Ramona. Cet immeuble fut le premier de la ville de Palo Alto qui soit équipé d’un ascenseur.

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261 Hamilton Avenue

De nos jours, c’est un immeuble de bureaux dans lequel on trouve des start-up, des cabinets d’avocats, et d’autres professionnels. Au rez-de-chaussée de l’imeuble, il y a une galerie d’art et une boutique qui vend du matériel pour artistes, comme des canevas ou du papier à dessin, et du matériel pour encadrer des photos.

De l’autre coté de la rue, se trouve l’Hôtel Cardinal, conçu par l’architecte Weeks. Il fut bati en 1924. À l’époque, l’Hôtel Cardinal était le plus bel hôtel de Palo Alto. On y organisait des thés, bals, et autres activités pour la communauté de Palo Alto.

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Cardinal Hotel – Intérieur

La porte d’entrée et les fenêtres de l’Hôtel Cardinal sont décorées de carreaux de céramique de couleur beige qui forment un bas-relief qui fait penser à la décoration en crème chantilly d’un gâteau de mariage. Bien que la fresque qui encadre les fenetres soit de couleur claire, comme du platre, c’est en fait une serie de carreaux en céramique de couleur beige.
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Cardinal Hotel – Détail

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Cardinal Hotel – Entrée

En 1938, Pedro de Lemos bâtit un autre immeuble, aussi de style colonial espagnol, au 533 – 539 Ramona Street. Sur cet emplacement, il y a maintenant un restaurant cajun, Nola, qui a bien mis en relief la beauté de l’architecture de Lemos.

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535 Ramona Street

L’immeuble a une entrée en forme d’arche.

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535 Ramona Street – Arche

Les contre-marches de l’escalier sont décorées de carreaux en céramique.

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535 Ramona Street – Carreaux en céramique

Comme 520 Ramona, l’immeuble est pourvu d’un patio intérieur, et de balcons en fer forgé.

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535 Ramona Street – Balcon

La cour intérieure est fermée par une grille en fer forgé lorsque le restaurant est fermé.

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535 Ramona Street – Cour intérieure

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Quand Palo Alto a commencé à s’étendre, dans la deuxième moitie du XIXe siècle, ce fut d’abord surtout le long de University Avenue, l’avenue qui menait tout droit a l’Université de Stanford. Ramona Street fut développée plus tard, afin d’étendre latéralement la zone commerciale centrale de University Avenue. En effet, Pedro de Lemos, qui était conservateur du Musée de Stanford, pensait que la forme linéaire des immeubles le long de University Avenue était peu propice au commerce. Selon lui, une architecture informelle, plus variée, avec des petites cours, des bancs, et intégrée avec la nature serait plus compatible avec le commerce des petites boutiques.

C’est ainsi que Pedro de Lemos, en 1925, construit le Magasin de Gotham à 520 Ramona Street. Lemos avait acheté la propriété pour préserver un très vieux chêne (qui fut enlevé dans les années 1980). Il conçut le bâtiment autour du chêne vénérable.

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520 Ramona Street

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520 Ramona Street – Cour intérieure

La construction contenait des magasins avec des bancs rustiques. Les murs en stuc blanc, les toits de tuiles de hauteurs et d’orientation différentes font ressembler l’édifice aux bâtisses que l’on voit dans le sud de l’Europe.

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520 Ramona Street – Les toits

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La partie de Ramona Street qui est située entre University Avenue et Hamilton Avenue est une des plus belles rues de Palo Alto. Ceci lui a valu, depuis 1985, d’être inscrite au Registre des Sites d’Intérêt Historique du pays.

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Ramona Street

Plusieurs immeubles de près de 100 ans se trouvent de chaque coté de la rue. De style Espagnol Colonial, ces constructions arborent des colonnades avec des voûtes. Les fenêtres et les balcons sont décorés des grilles en fer forgé.

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520 Ramona Street – Balcon en fer forgé

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520 Ramona Street – Fenêtre avec grille en fer forgé

Chaque immeuble a plusieurs toits de tuile de hauteurs différentes.

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524 Ramona Street – Detail des toits et balcons

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Une “start-up” est une jeune entreprise en phase de développement d’un produit ou d’une idée. Pour aider à ce développement, et l’accélérer, elle recherche des partenaires professionnels, techniques ou financiers.

Un très grand pourcentage des start-ups qui se créent dans le monde s’établissent dans la Silicon Valley. Palo Alto, qui est un des épicentres de Silicon Valley, abrite un grand nombre de start-ups dont plusieurs d’entre elles ont été créées par des Français.

Au 524 Bryant Street, a Palo Alto, se trouve Veodia, une start-up créée par des Français. La société offre des services de publication et de diffusion de vidéo de haute qualité sur l’Internet.
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Entrée du bureau de Veodia
Veodia permet ainsi la diffusion de conférences, interviews, films ou ballets qui ont été réalisés sur vidéo, sans avoir à utiliser les services de chaînes de télévision commerciale.
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L’immeuble de Veodia
Tout à coté, au 516 Bryant Street, se trouve Every Trail Net, une start-up consacrée aux expéditions de loisir au bout du monde, l’escalade, l’alpinisme. Every Trail Net a aussi été créée par des Français.

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Le bureau de Every Trail Net
Certaines start-ups réussissent brillamment. Google, par exemple, est une des start-ups de la région. Née a l’Université de Stanford, Google établit ses premiers bureaux à Palo Alto, sur University Avenue. Maintenant c’est une entreprise cotée en bourse avec un chiffre d’affaires de plusieurs milliards de dollars.

Coupa Café est situé sur Ramona Street a Palo Alto. C’est un des deux meilleurs endroits ou boire un bon café a Palo Alto. L’autre est Caffe del Doge, sur University Avenue. Coupa est opéré par une société de Caracas, au Venezuela. Les propriétaires du Caffe de Doge sont a Venise, Italie.

Coupa Café a sa propre marque de café. Il y a plusieurs mélanges. Tous sont faits avec des grains qui ont poussé au Venezuela. La boutique offre des expressos, cappuccinos, lattes, et tout un assortiment de boissons chaudes ou froides a base de café.

En plus, Coupa vend des excellents chocolats faits avec du cacao qui vient aussi du Venezuela.

On peut aussi manger des spécialités vénézuéliennes avec son petit déjeuner, comme par exemple les “arepas’ qui sont des petites pochettes de pâte remplies avec des mélanges salés ou sucrés, comme par exemple des œufs brouillés, du jambon et des champignons hachés.

La boutique offre aussi tout un assortiment de croissants, pains au chocolat, chaussons aux pommes, tartes aux fruits, et pâtisseries dignes des meilleures pâtisseries de Paris.

Coupa Café offre aussi le plaisir des yeux, en plus du plaisir du palais. Coupa est situé dans un des immeubles anciens de Palo Alto, sur Ramona Street.

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La photo ci-dessus montre la devanture du café. La photo ci-dessous montre un détail d’un balcon qui est situé au dessus de la boutique.

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Pour quelques photos supplémentaires de Coupa, voir le site de Coupa Café, www.coupacafe.com.

L’interieur de la boutique est très agréable. L’ambiance est accueillante. Les murs sont peints de couleurs chaudes. Un fond de musique classique ajoute a l’ambiance d’un salon feutre et confortable. On s’y sent très bien.

Beaucoup de gens vont a Coupa pour prendre le café avec des amis ou des collègues. Les entrepreneurs qui essaient de lancer leurs start-ups y viennent pour rencontrer des investisseurs potentiels. Les étudiants de Stanford y viennent pour revoir leurs cours, et travailler sur leurs dissertations.

Comme la boutique offre accès gratuit a l’Internet, on peut passer toute la journée a Coupa Café sans se sentir isolée du reste du monde. Si on est pressé, bien sur, on peut commander son café pour emporter, “to go” (en anglais) dans un gobelet en carton, que l’on emmenera au bureau, pour siroter lentement en travaillant.

Pour d’autres photos d’immeubles dans Ramona Street, a Palo Alto, voir mon billet sur Ramona Street publié en Septembre 2006.

Palo Alto est dotée d’un cinéma comme on en trouve rarement ailleurs. Ce cinéma s’appelle le Stanford Theater. Il est situé à 221 University Avenue.

Le Stanford Theater fut construit en 1925. Comme toutes les salles de spectacle de cette époque, il est immense. Aussi grand, ou plus grand que les théâtres principaux de bien des villes.

Pendant des années, il fut le plus grand cinéma de Palo Alto. C’était là que passaient tous les grands films très courus du moment. C’etait là, aussi, que les familles se retrouvaient en fin de semaine.  Puis, comme dans toutes les villes, on commença à remplacer les cinémas à salle unique et a écran géant par des “multiplexes” – des hangars avec plusieurs salles, et des écrans quatre ou dix fois plus petits que les grands écrans d’entant. C’était plus rentable pour les distributeurs de films.

Ces multiplexes sont au cinéma ce que les supermarchés sont a l’épicier de la place du village. On y trouve de la grande série, fade et sans goût. Des films génériques, qui se ressemblent souvent, et qui sont calibres pour plaire au plus grand nombre.

Avec l’exode des foules vers les multiplexes, le Stanford Theater de Palo Alto perdit les films a grand budget et les nouveautés de Hollywood. Le cinéma aurait sans doute été voué à la démolition s’il n’avait été sauvé par la Fondation Packard, dont le nom vient de David Packard, un des fondateurs de la société Hewlett Packard. Cette Fondation est une œuvre caritative financée entièrement ou presque par la famille Packard qui a beaucoup gagne d’argent avec les actions de la société d’ordinateurs et d’imprimantes Hewlett Packard.

La Fondation Packard racheta le Stanford Theater en 1987, et l’a restauré a son état initial. Le cinéma, ainsi restaure, est splendide. La photo ci-dessous montre l’intérieur du cinéma.

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La restauration du Stanford Theater est un ouvrage qui continue. Chaque année, pendant l’été, le cinéma est ferme pour quelques jours, le temps de rafraîchir quelque aspect qui a besoin d’attention. Par exemple, récemment, on a restauré le plafond. C’est une composition incroyablement complexe de couleurs riches, profondes et chaudes qui s’entrelacent pour former des motifs géométriques. Un peu semblable a ce que l’on voit dans la photo ci-dessus, au-dessus du grand rideau.

Pour faire honneur a son histoire, le cinéma est, en fait, devenu un musée vivant du cinéma. C’est un musée car on y trouve principalement le passé. Mais il est vivant, car les films ne sont pas “sous cloche”.

Ils sont projetés sur l’écran géant du cinéma, à leur dimension d’origine. Ils n’ont pas été rabotés pour accommoder la taille d’un écran de télévision.

Le programme des séances change tous les jours, ou tous les deux jours. Le plus souvent, la salle est pleine. Dans tous les cas, l’audience est attentive. On vient au Stanford Theater pour le plaisir. C’est qu’on y passe des films uniques et de qualité dans un cadre exceptionnel.

La très grande majorité des films est en noir et blanc, et date des débuts du cinéma jusqu’à la fin des années 50 – début des années 60.  Mais ce qui est vraiment spécial, ce sont les films muets. C’est un vrai régal. Les films muets sont accompagnés par de la musique jouée sur l’orgue Wurlitzer du cinéma, lui aussi restaure dans sa splendeur d’origine.

Le Stanford Theater est une vraie salle de spectacle, avec une acoustique unique. Donc, le son du Wurlitzer se répercute sur toutes les surfaces de la salle; et l’orgue geint ou gronde à ravir.

Les organistes, tous des volontaires, viennent jouer de la musique aussi proche que possible de celle que l’on aurait pu entendre en 1915 ou 1925, quand le film était en vedette dans les cinémas de l’époque. Ils ont souvent fait beaucoup de recherche pour retrouver les partitions d’origine. Ci-dessous, on voit l’organiste à l’oeuvre. Il est en train de jouer avant le lever du rideau, ou a l’entr’acte.

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Après le lever du rideau, l’orgue disparaît dans la fosse d’orchestre, et l’organiste continue à jouer pendant tout le film. Les performances sont superbes, très fouillées, et très detaillées, pour coller parfaitement au scénario.  Elles sont aussi  très impressionnantes – de vraies performances physiques. Un marathaon, en quelque sorte.  Chaque organiste joue sans s’arrêter pendant la durée entière d’un film, quelquefois, plus de deux heures de file.

Le Stanford Theater vaut le déplacement. C’est un des très rares cinémas des Etats-Unis ou les films classiques représentent la totalité des programmes. De plus, la Fondation Packard, qui continue à gérer le théâtre s’efforce d’obtenir des copies de films qui sont de très grande qualité. Elles viennent très souvent des archives du cinéma qui sont dans un centre spécialisé, établi dans la région de Hollywood.

Dans plusieurs parcs de Palo Alto on a dédié une partie de l’espace public à des jardins communaux ou communautaires (“Community Garden”). Créés en 1970, ces jardins avaient pour but d’inciter à faire de la culture “bioâ€?, comme dans l’ancien temps, avant que les engrais chimiques ne soient utilisés. On voulait montrer comment on peut se passer d’engrais chimiques et neanmoins faire pousser de belles plantes saines.

Ces jardins sont pour les jardiniers amateurs. Pour l’équivalent de 4 euros par an, on peut louer trois mètres carrés de bonne terre sur une parcelle bien exposée au soleil. On peut y cultiver ce que l’on veut, des tomates, des petits pois, ou même des capucines. La seule condition est que la culture soit “bio”.

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Le Edith Johnson Garden est situé dans Johnson Park, 200 Waverly Street, à quelques centaines de mètres de University Avenue et du centre d’affaire et de commerce de Palo Alto.

Quelques autres jardins communautaires sont parsemés dans la ville. Le plus grand est près de la bibliothèque dans Newell Park (1313 Newell Street) et fait plus de 5.000 mètres carrés. Les autres jardins communautaires sont Eleanor Pardee Garden (1201 Channing Avenue), Palo Alto Garden (1154 Palo Alto Avenue).

Les jardiniers du dimanche qui cultivent leur petite parcelle dans un jardin communal beneficient de l’aide de la ville. Par exemple, ils peuvent recevoir du compost, des graines ou des plants gratuits. Ils peuvent aussi consulter des jardiniers professionnels de la ville sur les methodes de jardinage.

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Pour servir de modeles aux jardiniers amateurs, on a aussi cree des jardins de demonstration. Par example, on y montre coment faire pousser des plantes qui sont a la fois decoratives et comestibles. En d’autres termes, comment cultiver un jardin d’agrement et de decoration, tout en faisant pousser des produits comestibles que l’on peut utiliser pour se nourrir.

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Un autre jardin de démonstration s’est consacré à la culture de plantes locales, ou de plantes d’origine méditerranéenne – puisque les climats sont semblables – qui ne requièrent que peu d’eau en été. Les plantes ont été choisies parmi celles qu’aiment les oiseaux, papillons et autres insectes utiles au développement des cultures, et qui les attirent. Une autre façon de faire travailler la nature, beneficier de la flore et la faune, tout en se passant d’engrais chimiques.

Le Grand Prix de la décoration pour cette année va à une propriété située au coin d’une rue de Atherton.

La couleur traditionnelle de Halloween est orange, une corrélation très certaine avec la couleur des citrouilles. Qui est venu d’abord. La couleur orange est-elle venue des feuilles l’automne et la citrouille a suivi car sa couleur s’accomodait bien a la fabrication des decors? Ou bien est-ce la citrouille orange qui sert à créer les jack-o-lanterns qui a donné à Halloween son theme orange? Je ne sais.

Quoi qu’il en soit, fidèle aux traditions de Halloween, le propriétaire de cette maison a tendu une immense toile orange sur le grand portail d’entrée de sa propriété. Ce portail fait sept à huit mètres de large. Sur cette toile de fond de circonstance, il a étalé d’immenses araignées noires de deux mètres d’envergure chacune. Il a même dessiné avec de la ficelle blanche et noire les mailles de leurs toiles.

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Mais ce n’est pas tout….

Il a créé tout un décor de château hanté, très élaboré, digne des meilleurs films d’horreur de Hollywood. Voici une vue d’ensemble de son décor de carton-pâte.

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Sur le coté, d’énormes araignées orange et noir, aux longues pattes velues complètent la vision d’épouvante. Elles ont tendu leurs toiles sur un poteau indicateur qui pointe vers l’entrée de la demeure hantée. Les trois panneaux indiquent “Happy Hauntings Hotel” “Vacancies” “Help Wanted”. Autrement dit “Hotel des Hantises Heureuses” “Chambres a Louer” “Emplois a remplir”.

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A droite, dans une immense bulle de 2 mètres de diamètre, de la neige souffle en permanence sur le cimetière hanté et désolé.

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De chaque coté de la porte sont disposés des fantômes. Ce sont des squelettes de grandeur nature, drapés de longues toges blanches, le costume traditionnel des fantômes quand ils se promènent a minuit. Le tissu très fin qui joue avec les rayons du soleil laisse voir les os du fantôme.

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Tous les personnages sont grandeur nature. Ce fantôme mesure un metre quatre vingts.

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A gauche, un sorcier s’est caché dans un arbre, aux prises avec une enorme araignée.

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De chaque coté de l’allée, pendus a d’autres arbres, deux fantômes claquent des os en ricanant. Le corps de l’un est totalement transparent et laisse passer le soleil.

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L’autre porte un chapeau haut-de-forme, un habit et un masque. Il fait une enorme grimace, et on l’entend presque ricaner, heureux de nous avoir fait peur.

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Plus loin, un petit apprenti sorcier tout habillé de noir s’agrippe à un poteau télégraphique, prêt à grimper à la poursuite d’un fuyard.

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Même la boîte aux lettres participe au drame. Elle déborde de membres déchiquetés de cadavres tout frais. Sur son sommet, une gargouille fait la grimace.

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On a accroché une énorme chaîne à l’un des lampadaires du portail pour faire comme si le pont-levis du château était baissé. Ici c’est une tête de mort qui surveille l’entrée du château, majordome narquois mais poli.

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En dessous, une chauve-souris s’est prise dans les maillons de la chaîne. Elle grimace de douleur, et s’apprête à attaquer celui qui s’approchera de trop près.

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Enfin, à gauche du grand portail, deux petits mannequins grandeur nature représentent des enfants venus rendre visite.

On dirait que ces deux petits, dans leurs costumes de circonstances, sont venus taper a la porte pour faire peur aux habitants et crier le « trick or treat ! » de rigueur. Ils attendent sagement qu’on leur ouvre le grand portail grincant du château hanté.

Mais, ils semblent être les victimes de leur propre jeu. Plantés sur le coté, ce sont eux qui ont l’air d’avoir le plus peur.

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Mardi soir, le 31 octobre, pour le grand bal des fantômes de la nuit de Halloween, qu’y aura t’il de plus pour nous faire peur ou nous faire sourire?

Tous les moyens sont bons pour ramener sa citrouille du marché.

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Une fois arrivé à bon port, si on est doué pour la sculpture, on découpe des yeux et une bouche, et l’on creuse l’intérieur de la citrouille pour en faire une lanterne. C’est ce qu’on appelle la “jack-o-lanternâ€?.

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Le thème de Halloween est le retour des morts, puisque c’est la veille de la Toussaint et du Jour des Morts. Mais on laisse de côté le macabre, et l’on célèbre la mort sans la craindre. Le thème principal est donc la visite des fantômes, et par inférence, la rencontre avec quelqu’un « qui fait peur ».

On trouve souvent le symbole du chateau de la Belle au Bois Dormant, abandonné, avec des d’araignees et leurs toiles.

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Certains planteront dans leur jardin un immense fantôme, plus grand que nature.

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D’autres décoreront leur porte d’entrée d’un squelette. Celui-ce a l’air de bien s’amuser. Mais peut-etre qu’il ricanne.

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Il y a souvent de l’humour dans les décorations. Par exemple, quelqu’un a fait grimper une petite sorcière à une colonne qui supporte le toit de sa maison.

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Ceux qui ont plus d’imagination et sont plus créatifs vont décorer leur devant de porte avec « quelque chose qui fait peur », qui n’est pas tout simplement le squelette ou le fantôme de rigueur. Ici, on a campé un épouvantail contre le poteau qui supporte la boîte aux lettres.

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Ce sont quand même les enfants qui prennent Halloween le plus au sérieux. Ils préparent leurs costumes longtemps à l’avance. Le vrai costume de Halloween, dans la tradition du retour des fantômes, doit être un costume “qui fait peurâ€?.

Déguisés en fantôme, en sorcière, (ou pour ceux qui n’ont rien compris a la tradition, en Superman ou en Princesse) les enfants vont rendre visite aux maisons du quartier pour aller faire peur aux voisins.

Dès qu’ils arrivent ils crient de leurs voix terribles “trick or treatâ€?, c’est-à-dire, “tu nous donnes des bonbons, ou l’on te joue un tourâ€?. Les gens préparent donc à l’avance des sacs de bonbons, des gâteaux, ou même des petits jouets pour accueillir les petits visiteurs le soir du 30 Octobre, au moment du retour des fantômes (symbole de Halloween).

Ici, on a aligné des sacs de bonbons sur le portail, pour que les petits se servent.

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Certains décorent l’entrée de leur propriété de façon à inviter les enfants à venir chercher une friandise. Le panneau, sur la photo, indique “stop hereâ€? ou “arretez-vous ici”. Les visiteurs sont les bienvenus.

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Ceux qui sont pris au dépourvu sont la victime d’un “trickâ€? ou un mauvais tour. Rien de méchant. Le plus commun des mauvais tours, c’est de décorer tous les arbres et buissons du jardin de la victime avec des guirlandes faites de papier hygiénique très fin. Essayez ensuite d’enlever ce film de cellulose qui s’est agrippé aux feuilles, et s’est incrusté dans les branches de vos arbres! Il faut des heures. Alors, on s’assure, longtemps a l’avance, que l’on aura sa provision de bonbons pour les petits diables du voisinage.

Et les adultes? Dans les bureaux, ou les magasins, – du moins là où on a encore un peu de sens de l’humour – les employés se déguisent, et portent leur déguisement toute la journée. Souvent on organise un concours du meilleur costume. L’an dernier, une des caissieres du supermarché s’était déguisée en Madame de Pompadour, avec perruque poudree, grands jupons, et des bijoux, colliers et bracelets clinquants en abondance.